Tokiko x Qatar Museums : dessiner Doha de zéro, musée par musée

Tokiko x Qatar Museums : dessiner Doha de zéro, musée par musée

Il y a des collaborations qui vous poussent hors de votre zone de confort, dans le bon sens du terme. Celles qui vous demandent d'aller plus loin, de créer quelque chose qui n'existait pas encore, de prouver que votre concept peut voyager bien au-delà de ce que vous aviez imaginé. Notre rencontre avec Qatar Museums, à Paris, lors du salon Museum Connexion, était exactement ce genre de moment. Un coup de cœur, un défi créatif, et un plan de ville à inventer de toutes pièces.

Museum Connexion : une rencontre à la hauteur de l'ambition

Museum Connexion, c'est le salon de référence pour les professionnels des musées et de la culture. Des institutions du monde entier s'y retrouvent pour découvrir de nouvelles collaborations, de nouveaux objets, de nouvelles façons de prolonger l'expérience muséale au-delà des murs d'une exposition. C'est dans ce contexte particulier, chargé d'art et d'exigence créative, que l'équipe de Qatar Museums s'est arrêtée sur notre stand.

Ils ont découvert Tokiko. Ils ont compris immédiatement. Et le coup de cœur a été instantané.

Ce qui les a séduits, c'est précisément ce qu'on fait : transformer une ville en objet, capturer une géographie avec suffisamment de précision et de sensibilité pour que les gens qui y vivent, qui y travaillent, qui l'aiment, se reconnaissent dedans. Pour une institution comme Qatar Museums, dont la mission est de valoriser la culture et le patrimoine qatari à travers ses différents établissements à Doha, c'était une évidence.

Doha, une ville à inventer de zéro

La première particularité de cette collaboration, et pas des moindres, c'est que nous n'avions pas de plan de Doha. Pas de base existante à adapter, pas de cartographie déjà travaillée sur laquelle s'appuyer. Il a fallu créer de toutes pièces.

Dessiner une nouvelle ville, c'est un travail de fond. Il faut comprendre sa géographie, sa logique urbaine, ses axes structurants, la façon dont elle respire et s'organise. Doha, avec sa corniche qui longe la baie, ses quartiers aux identités bien distinctes de West Bay et ses tours de verre au charme préservé de Souq Waqif, sa relation particulière à l'eau et au désert, n'est pas une ville qu'on résume en quelques traits rapides.

On a pris le temps de la comprendre avant de la dessiner. Et c'est Anna, co-fondatrice de Tokiko et âme illustratrice de la maison, qui s'est chargée de lui donner vie sur le papier.

Anna dessine les musées, un par un

Une fois le plan de Doha posé, le projet prenait toute sa dimension. Qatar Museums ne voulait pas seulement une carte de la ville, ils voulaient que leurs institutions y soient représentées, illustrées, intégrées au design comme autant de repères culturels et visuels.

Anna a donc dessiné les musées, un par un.

Le Museum of Islamic Art, avec sa silhouette géométrique iconique dessinée par I.M. Pei, posée sur sa propre île face à la corniche. Le National Museum of Qatar, cette fleur du désert architecturale signée Jean Nouvel, dont les disques de pierre beige semblent surgir du sol. Mathaf, le musée arabe d'art moderne, ancré dans le quartier Education City. La Fire Station, ancienne caserne de pompiers reconvertie en résidence d'artistes, symbole d'une scène créative en pleine ébullition.

Chaque illustration a été pensée pour être reconnaissable, fidèle à l'architecture de chaque bâtiment, tout en s'intégrant harmonieusement dans le plan de la ville. Pas des pictogrammes génériques. De vraies illustrations, avec le trait d'Anna, avec sa façon de capturer l'essence d'un lieu en quelques lignes justes.

Un objet qui raconte Doha autrement

Ce qui rend ce projet particulièrement fort, c'est ce qu'il dit de Doha en tant que ville. Une ville qui, en quelques décennies, a fait de la culture et de l'architecture muséale l'un de ses axes d'identité les plus puissants. Parcourir le plan qu'on a créé pour Qatar Museums, c'est comprendre quelque chose de cette ambition, voir comment les musées ponctuent la ville, comment ils en dessinent une géographie culturelle propre, comment ils créent des repères dans un tissu urbain en constante transformation.

Ce plan de Doha, on l'a décliné sur une collection complète d'objets pour les boutiques de Qatar Museums : des posters bien sûr, mais aussi des sacs cabas, des notebooks et des torchons. Autant de façons d'emporter Doha avec soi, accroché sur un mur, glissé sous le bras, posé sur un bureau ou dans une cuisine. Pour les visiteurs qui passent par les musées, chaque objet devient un souvenir ancré dans la ville autant que dans l'expérience culturelle. Ce plan de Doha est d'ailleurs depuis disponible sur notre site,  pour tous ceux qui portent cette ville dans leur cœur.

Ce que cette collaboration signifie pour Tokiko

Travailler pour Qatar Museums, c'était aussi une étape importante pour nous. La preuve que le concept Tokiko, offrir un lieu, le rendre tangible, en faire un objet émotionnel fonctionne au-delà des frontières, au-delà des cultures, au-delà des villes qu'on connaissait déjà.

On a commencé par les villes qui nous étaient familières. Et puis des institutions comme Qatar Museums nous ont dit : faites ça pour nous, faites ça pour Doha. Et on a dessiné une ville qu'on a appris à connaître en la créant.

C'est peut-être ça, au fond, ce qu'on aime le plus dans ce métier. Non pas reproduire ce qu'on sait faire, mais laisser chaque collaboration nous emmener quelque part de nouveau. Cette fois-là, elle nous a emmenés jusqu'au bord du Golfe Persique.

Merci à Qatar Museums pour leur confiance, et merci à Anna pour avoir dessiné Doha comme si elle y avait toujours vécu.

Back to blog